lundi 5 novembre 2012

Insaisissable de Tahereh Mafi


Tome 1 : Ne me touche pas.


Présentation de l’éditeur : « Ne me touche pas », je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerais qu’il me touche mais ne lui dirai jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles. Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse à cause d’un accident. Un crime. 264 jours sans parler, ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis l’enfance. Pourquoi est-il enfermé avec elle ? Pourquoi lui pose-t-il tant de questions ? Et pourquoi semble-t-il ignorer qui elle est ? Le monde de Juliette est régi par un organisme tout-puissant, le Rétablissement. Il contrôle l’accès à la nourriture, à l’eau et n’hésite pas à tuer pour asservir le peuple. Avide de pouvoir absolu, le fils du leader, Warner, contrôle sa propre armée et son propre territoire. Mais ce qu’il désire par-dessus tout, c’est Juliette. Avant d’en faire sa captive, il l’a observée en cachette pendant des années. La malédiction de Juliette est pour lui une force, une arme inestimable. Mais cette dernière n’a pas l’intention de se laisser faire. Après une vie de paria, elle trouve pour la première fois la force de se battre et de rêver à un avenir avec celui qu’elle croyait avoir perdu pour toujours…





Une écriture poétique et immersive qui pourrait prendre.

Le début m’a charmé. J’avoue. Tahereh Mafi nous donne l’impression d’être un animal traqué et enfermé. Et pour cause, Juliette est emprisonnée depuis on ne sait combien de temps et n’a aucun contact avec qui que ce soit. Sachant que l’homme est un animal social, on se rend bien compte qu’elle n’est plus toute seule dans sa tête, que ses pensées sont devenues différentes des nôtres et que donc il allait falloir s’habituer à son mode de raisonnement. Le fait qu’il y ait des phrases barrées dans tous les coins montre aussi cette sensation d’interdit continuel, de double voix, de descriptions sans arrêt imagées.

Ainsi, si vous arrivez à entrer dedans dans les premières pages, la description de la captivité de Juliette (grossomodo, la première partie) présage en effet un bon huit clos, quelque chose de prometteur. Et ce fut donc agréablement surprise et très confiante que je me suis embarquée dans la seconde partie qui ne se déroule pas dans la cellule (c’est absolument tout ce que je vous révèlerai sur le déroulement du roman, à part quelques personnages)



Trop de clichés tuent la bonne histoire, malheureusement.

Et oui, tout semblait bien s’amorcer mais en fait…. Nous avons grossomodo, un super méchant et un super gentil, dans les gars qui vont l’entourer. Comme de bien entendu, les deux aimeraient que… Bon vous avez deviné. Et là je me dis que quand même. On va prendre le méchant. Dictateur à 19 ans. Y’a pas un truc qui vous choque ? Et encore. Même dictateur à 19 ans n’empêche pas de se transformer en guimauve devant l’Héroïne pas toute seule dans sa tête.  Bon ok, un seul personnage ne va pas nous gâcher l’histoire mais….

Mais il y a un gentil. Beau, grand, fort, intelligent. Et oui. Et tout le temps torse nu avec ça. Et comme de part hasard…. Non mais j’arrête de vous en dire trop. Prenons juste le principal. Il a 17-18 ans et peut déjà s’approcher assez du dictateur pour avoir des fonctions. Toujours rien qui vous choque ? Et surtout qu’on n’est pas vraiment dans un dystopie genre Gone ou Starters où les adultes sont morts de grave maladie. Non rien.

Alors vous allez me dire que je suis encore trop exigeante avec les romans Young Adults. Je sais bien qu’à 16-17 ans, on a les hormones toutes chamboulées et que n’importe quelle histoire d’amour à l’eau de rose passe très bien en roman. Mais un peu de maturité et de réalisme bordel ! Et je ne parle que des personnages, imaginez si je vous raconte l’histoire du début à la fin. Pour ceux qui ont lu, on a quoi exactement. Une espèce de reprise de Xmen, de Heroes, de … On ne sait pas bien à la fin, car il y a tellement d’allusions, de références grosses comme des maisons qu’au bout d’un  moment on se demande s’ils n’ont pas pris des idées par ci par là, qu’ils ont tiré au sort et que cela a donné Insaisissable.

En bref : Non, je ne suis pas auteure, je serai incapable d’écrire un roman. Mais il faut tout de même en tant que lecteur savoir faire ses propres exigences et les miennes sont là : du naturel dans les dialogues et dans les  situations (et là j’en ai pas eu. Désolée, mais même les dialogues sont incohérents pour moi). Des personnages en nuance (du moins un peu quand même). Une histoire avec une intrigue au moins un peu recherché. Et non, je n’ai pas eu tout ce que je voulais. On peut dire que le roman porte bien son titre car il est Insaisissable. Ce n’est pas une dystopie parce que l’univers n’est pas vraiment décrit. Ce n’est pas un huit clos car on bouge  pas mal et il y a pleins de personnages. Ce n’est pas un thriller. Ce n’est pas vraiment une romance. J’ai été perdue dans ce livre et c’est dommage car j’aurai bien aimé savoir où l’auteure désirait m’emmener.




Ce fut une lecture commune avec Livres and Cie. Et j'ai énormément ri de nos impressions. Je vous avertirai quand sa chronique sera en ligne. Si vous désirez la lire, c'est par ici



C'est aussi un livre qui fut lu pour le challenge Jeunesse et Young Adult 2


Mais aussi dans le cadre du mois de l'imaginaire et de la littérature Jeune Adulte sur Babelio




Et enfin, il fait aussi partie de ma PAL d'hiver chez Antonine. 


2 commentaires:

  1. Et voilà, deux livres de lus pour toi ma chère! :D

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  2. Deux ? J'aurai cru un.
    Je suis complètement explosée par mon rhume. Vais tenter de voir cela quand je serai un peu moins "brumeuse" ^^

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