mercredi 3 octobre 2012

Le Treizième conte de Diane Setterfield










Présentation de l’éditeur : Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida. Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...






Un roman sur les secrets de famille.

Les secrets de famille, j’adore ça. Tous ces non-dits, ces différences entre eux et nous, ces différences, ces grandes demeures familiales, ces habitudes bizarres… Et c’est cela qui m’a attirée de suite chez le Treizième conte. On a Vida Winter qui décide enfin de raconter toute la vérité et rien que la vérité sur son passé. Elle choisit pour cela Margaret qui nous servira ici d’œil nouveau et l’on va gentiment passer son œil dans le trou de la serrure pour observer

Et puis, il y a des familles dont les histoires sont intéressantes et d’autres non. Celle de Vida Winter et je l’avoue, passionnante. Des drames, un soupçon d’inceste, des légendes, des on dit particulièrement violent, un petit village …  un grand manoir… Tous les ingrédients sont là. Et le décor est planté par Vida qui nous installe dans sa bibliothèque et qui surtout est une conteuse hors pair. On devrait demander à toutes les romancières de nous raconter leur vie.

De plus, la biographe a elle aussi un secret. Intriguant n’est-ce pas ? Du coup, on ne peut pas s’empêcher de demander si cela va les rapprocher, les éloigner, si nous aurons cet œil neuf ou alors si nous aurons un œil complice, juge ?  C’est un roman de secrets de famille, je vous le disais. Et c’est ce que j’ai vraiment apprécié dans ce livre c’est qu’il suscite énormément de questions.  On se prend dans le jeu des enquêtes, on se pose avec Margaret pour des réflexions. C’est un style dont je suis très friande et je suis très à l’aise là-dedans.




Des gens qui se créent une famille.

On part dans le Treizième conte de personnes seules. Brisées. Et tout au long de ce récit familial, les protagonistes délaissés et meurtris cherchent à leur manière une nouvelle famille. Mais aussi des réponses. Et à la fin, trouvent. Alors, parfois c’est satisfaisant, des fois non, comme dans tout secret familial dévoilé. Des masques tombent aussi. Et ce livre arrive à apaiser tout ce petit monde et nous aussi par la même occasion. (étrange non ?).


En résumé, c’est un livre sur les familles, un livre familial je dirai même qui laisse son emprunte tant par son style fluide que par son intrigue qui est assez poussée voire surprenante. Il y aurait sûrement des défauts dedans. Mais j’ai été surprise et émue en le lisant, ce qui est tout ce qui importe.

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