lundi 23 juillet 2012

La Tour Sombre de Stephen King


Tome 1 : Le Pistolero





Présentation de l’éditeur : " L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait... " Ce Pistolero, c'est Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d'un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Roland surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d'un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d'affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables...






Un dernier Héros poursuit sa quête


Nous commençons l’épopée de la Tour Sombre avec le trajet de Roland, le dernier Pistolero, qui poursuit un Homme en Noir pour atteindre la Tour. Comment vous dire ? C’est un début à la Stephen King : des décors hors du temps, sans repère temporels ou spatiaux. Nous sommes totalement désorientés dans un désert en suivant le cheminement de pensée de Roland.

 Roland étant lui-même un nom destiné à poursuivre une quête.  Il est fait de ces personnages taillés en serpe, respirant les temps anciens et dont on devine seulement la profondeur. J’aime beaucoup ce type de personnage dont il faut gratter la couverture car ils ont un passif monumental. Mais nous ne les croisons qu’à la moitié de leur vie. Pour l’instant, nous devinons qu’il a entre la trentaine et la quarantaine. Mais sans précision aucune. Nous savons plus ou moins que c’est le dernier Pistolero. Mais nous ne savons pas ce qu’est cette profession, tout en devinant que c’est une sorte de corporation de shériff…



Un apprivoisement entre l’homme et l’enfant

Ce qu’il y a de beau dans ce premier tome, c’est la rencontre entre Roland et Jake, l’enfant sans mémoire trouvé au milieu du désert. Les deux personnages vont échanger des paroles et poursuivre le chemin ensemble. C’est ainsi qu’on voit l’attachement (provoqué par l’Homme en Noir ?) entre l’homme et l’enfant. C’est un peu un chemin initiatique pour deux que nous voyons. Et l’on se demande si cette histoire entre les deux ne deviendra pas tragique à la fin.

Stephen King est un maître dans l’art de décrire et de nous faire découvrir petit à petit ses personnages et ses histoires. Mais avec la Tour Sombre, il a pris un soin particulier à nous faire patienter. Il ne se le cache pas en préface, ce sera une série fleuve. Et elle a pour thème le fantastique, un peu de western, un peu de magie… C’est un nouvel univers qui se crée, un univers sauvage et désuet qui s’ouvre devant nous.






Tome 2 : Les Trois Cartes







Présentation de l’éditeur : Echoué sur une plage peuplée de monstres, gravement blessé, Roland de Gilead se retrouve face aux trois portes qui jalonnent sa route vers la Tour Sombre, son but ultime. Par elles, il parcourra l'espace-temps, rencontrera trois compagnons insolites et reverra Jake, cet enfant dont le souvenir le hante et qui semble nécessaire à sa quête. Alors que le temps devenu fou joue contre lui et les siens, le Pistolero saura-t-il démasquer ses noirs ennemis, magiciens et démons ligués pour s'emparer de la Tour ? Est-il prêt pour cela à partager son idéal, en s'en remettant au ka - le destin ? C'est pour lui l'heure de vérité...








Trois Cartes pour continuer …

Dans les Trois Cartes, on retrouve un Roland à l’article de la Mort, dont on vient de manger quelques parties essentielles de son anatomie : quelques doigts et un orteil. Il est assailli par une infection du sang. Autant physiquement que mentalement (car il pleure toujours Jake quelque part), Roland est détruit. Il ne peut plus continuer.

C’est alors qu’il tombe sur le Prisonnier, qu’il devra libérer de ses chaines. Mais parle-t-on de Roland, ou d’Eddie ? On se le demande pendant quelques temps. Et c’est en piochant dans chacune des trois cartes : la compassion avec le Prisonnier, la force et la tenacité avec la Dame d’Ombre et le pardon avec la Mort que Roland pourra continuer sa quête vers la Tour Sombre.




Trois Cartes pour survivre.

Un Pistoléro ne peut pas être éternellement seul (sinon, on s’ennuierait). Et Roland est le dernier des Pistolero. Aussi doit il former une nouvelle équipe, des assistants. Stephen King abat ses cartes pour nous dévoiler non pas l’intrigue mais un peu des personnages, afin que Roland gagne en profondeur et afin qu’il puisse s’attacher à ses nouveaux élèves-compagnons. Il en devient touchant et humain. Presque accessible en fait ;)

Ce second tome est tout aussi magistral que le Pistolero. Voire mieux, plus profond, plus recherché. Stephen King prend plaisir à écrire la Tour Sombre et cela se lit ! Il n’y a quasiment aucune longueur. On rit avec ses petites pointes d’humour noir et acide propre à l’auteur et on s’attache de plus en plus à cette quête. Mais quel pourrait être le point négatif de ce tome 2 ? Juste le fait que j’ai envie de lire la suite !!!!!!!!

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