lundi 2 juillet 2012

Ikigami de Motoro Mâsé



Tome 1 : Préavis de mort






Présentation de l’éditeur Dans notre pays, une loi entend assurer la prospérité de la prospérité de la nation en rappelant à tous à tous la valeur de la vie. Pour ce faire, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est arbitrairement condamné à mort pour une micro-capsule injectée lors de son entrée à l'école. Lorsque l'on reçoit l'Ikagami, c'est qu'il ne nous reste plus que 24 heures à vivre. Mais à quoi passer cette dernière journée, lorsqu'on n'a pas eu le temps de faire sa vie ? Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ?









Une réflexion sur le bonheur de la communauté : C’est ce qui m’a attiré pour ce manga j’avoue. C’est le fait que l’on sacrifie un faible pourcentage de la population pour le bonheur de la population totale. En effet, lorsque l’on met cette loi en œuvre, la Pib a augmenté, la délinquance a diminué. Tout simplement car en ayant ce préavis de mort sur la tête, les gens vivent pleinement leur vie, en tentant de rendre le plus vite possible service à son pays.  Aussi nous avons cette réflexion : quel est le mieux : le bonheur individuel ou le bonheur de la communauté ? Et jusqu’où devrons nous aller pour satisfaire le bonheur d’une population.

Nous voyons aussi une chose très intéressante : si nous n’avions que 24 heures à vivre , que ferions-nous ?  C’est la question universelle je le sais bien. Mais c’est le reflet de notre peur face à la mort. Nous voyons aussi le fardeau de ceux qui doivent annoncer ce préavis de mort. Car ils doivent  endosser la tristesse et la détresse de ces malchanceux.







Tome 2






Présentation de l’éditeur : Lorsqu'on reçoit l'Ikigami, c'est qu'il ne nous reste plus que 24 heures à vivre. Le fonctionnaire Fujimoto continue de réfléchir au sens de son travail de livreur d'Ikigami, tandis que deux nouvelles jeunes personnes apprennent leur mort prochaine. Une jeune femme plongée dans la solitude par un petit ami trop ambitieux, et un garçon qui doit annoncer à sa vieille patiente que, pour la seconde fois, la nation réclame la vie de l'homme qu'elle aime. Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ?









Ici, nous voyons deux autres univers totalement différents. D’une part la petite amie qui se découvrira en fin de compte totalement seule puisqu’elle pense sans arrêt à son homme mais lui pense sans arrêt à sa carrière. C’est bien simple, il ne la voit pas. Et lors de l’échéance, il se rend compte de sa présence mais n’arrive pas à être là au moment de sa mort. Elle restera donc seule. En parallèle, nous voyons Fujimoto qui se fait « larguer » par sa petite amie à cause de son métier. Et nous voyons ainsi de plus en plus les sacrifices qu’il fait à son métier. Cela nous permet de voir pourquoi il est si sombre et pourquoi il se pose autant de questions sur le bienfondé de cette loi.

En seconde histoire, nous avons une note d’espoir avec ce jeune homme qui n’a rien fait d’extraordinaire tout au long de sa vie : c’est un peu le vilain petit canard de la famille. Mais pourtant, il arrive avant son Ikigami à redonner espoir à une vieille dame qui continuera de vivre pleinement sa vieillesse pour lui. On a ici un petit parallèle sur ceux qui se sont sacrifiés pour leur pays en temps de guerre, ce qui justifierait l’Ikigami. Sauf que nous sommes en temps de paix. Cela nous permet de nous interroger une fois encore sur le bienfondé de cette loi, et surtout sur son injustice pour les sacrifiés.




Tome  3







Présentation de l’éditeur : Lorsque l'on reçoit l'Ikigami, c'est qu'il ne nous reste plus que 24 heures à vivre. Le fonctionnaire Fujimoto semble avoir accepté sa situation et ses supérieurs le trouvent de plus en plus, discipliné, mais en réalité, il se pose toujours plus de questions sur la légitimité de la loi. Cette fois, il doit livrer l'Ikigami au fils d'une politicienne qui base sa campagne sur le renforcement de la loi de prospérité nationale, et aide une autre jeune victime à cacher la vérité à sa sœur aveugle.







Ici, nous voyons les effets en politique de l’Ikigami et comment certains politiciens pourraient s’en servir. Surtout avec des membres de leur famille. Nous voyons un adolescent délaissé par sa famille de politiciens. Recevant l’Ikigami, sa mère tente de l’utiliser. Et nous voyons ainsi toute sa détresse. Et nous tombons dans l’incompréhension totale de cette vie gâchée. Toutefois, nous voyons ensuite un sacrifice d’un frère envers sa sœur aveugle.  C’est ce qui est dérangeant et beau à la fois dans ce tome car nous voyons ce doux mélange de beauté et d’horreur.




Tome 4





Présentation de l’éditeur : Tout semble de dérouler parfaitement pour le fonctionnaire Fujimoto, qui maîtrise à merveille les rouages de son métier, mais son ressentiment à l'égard de la loi est de plus en plus violent. Il ne se doute pas qu'au sein de son service, d'autres que lui cultivent des velléités de rébellion. Quant à ceux qui ont reçu l'Ikigami, ils tentent, à leur échelle, de s'opposer au système qui les a condamnés, mais ce qu'ils découvrent à l'issue de leurs errements est parfois bien différent de ce qu'ils cherchaient...







Ici, nous voyons une tentative d’opposition au système de l’Ikigami avec une tentative pour une mère de soustraire sa fille au vaccin.  L’opposition à la Loi de Sûreté nationale est donc bien là, mais très discrète et étouffée par le système.  On se demande comment Fujimoto va ingurgiter ces informations et s’il risque de craquer à tout moment. Il s’isole de plus en plus.





Tome 5





Présentation de l’éditeur : La jeunesse porte en elle une énergie débordante, qui permet d'accomplir de grandes choses, et même de se soulever contre un statu quo inacceptable. Mais c'est aussi une période à laquelle on a plus que jamais besoin de l'approbation du groupe, et c'est dans ce terreau que se développe le fascime. Entre un graffeur poussé par le désespoir à dénoncer la loi et une classe de lycéens où sévit la délation et 1'intégrisme, Fujimoto a de plus en plus de mal à garder ses opinions secrètes. Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ?








Au travers de ce tome, nous voyons deux moyens d’être un « dégénéré » c’est-à-dire un dissident de la loi de prospérité nationale. On se rend compte ici ce que donne une frontière aussi tenue uniquement lorsqu’on est dans un état où la liberté d’expression est brimée. Cela donne au lecteur la possibilité de réfléchir sur les dictatures, les propagandes… Si vous lisez ce tome 5, vous en apprendrez beaucoup sur les régimes qui étaient en place pendant la Seconde Guerre Mondiale en Europe. Un très bon tome qui donne envie de lire la suite.

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