lundi 25 juin 2012

Quand j’avais Cinq ans, je m’ai tué de Howard Buten




Présentation de l’éditeur : Il voulait voir s'envoler les minutes... Gil n'a que huit ans. Mais son petit cœur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts... A cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ? Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.





Un drame d'adulte raconté par un enfant


Nous avons ici le récit d’un enfant qui, à 5 ans, a apparemment commis un crime odieux avec sa petite copine. Et nous nous attendons à un truc vraiment ignoble. En fait, Gil et Jessica sont amoureux, et ont tenté de faire « comme les grands ». Pour eux, c’était innocent et naturel. Pour les adultes, c’était sale et totalement pervers. Mais où est la vérité. C’est ce que pose cet enfant qui ne comprend pas ce qui est mal ou pas dans son acte d’amour. Et c’est là qu’on voit tout le décalage, tout le dérangement de ce roman. Comment ne pas le juger avec des yeux d’adulte ? Comment lui garantir une vie normale car pour un acte naturel, il a été puni. Puni d’avoir aimé.

Ce roman –je l’ai lu il y a plus de dix ans – m’avait fortement impressionné dans sa simplicité car il m’a donnée une impression de malaise totale. Quelle est la différence entre un acte social et un acte naturel, instinctif en fin de compte ? Ce jeune garçon a appris très tôt et à ses dépens où se situe la morale, quelle a été la sanction, et surtout a perdu très jeune son innocence. Et c’est en lisant ce livre que je me suis rendue compte que je l’avais perdue il y a bien longtemps aussi car j’ai eu du mal à ne pas prendre parti contre lui.

Pour conclure, je vous le conseille activement. Car il montre le fossé entre les adultes et les enfants. Et il montre la grande incompréhension entre ces deux mondes. Ce livre vous apprendra de grandes vérités.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire