mardi 5 juin 2012

Les derniers hommes de Pierre Bordage








Présentation de l’éditeur : Le futur proche, après la troisième guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades qui ont pris chacune en charge l'exploitation d'une denrée spécifique. Solman le boiteux, du peuple aquariote - qui découvre et contrôle les sources d'eau -, possède le don de clairvoyance : infaillible juge des âmes, cet atout le confine aussi à l'écart de tous, qui se méfient de son talent. Seuls Raïma, la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l'ancien monde vont l'accompagner dans sa quête pour échapper à l'apocalypse qui semble menacer les derniers hommes...






Un roman initiatique.

Cela faisait bien longtemps que j’avais envie de me remettre à la science fiction. Et de tester un auteur français par la même occasion. C’est donc avec curiosité et assurance que j’ai ouvert les Derniers Hommes. La quatrième d’ouverture me tentait fortement qui plus est. En effet, une vision complètement négative du futur, anticipant les ravages des hommes et de la pollution qu’ils engendrent. Ainsi, les derniers hommes sont réduits à leur strict minimum : des tributs nomades vivant de trocs, chaque grande tribut gardant une spécificité qui leur permet, ensemble de survivre.

Dans une des tributs vit Solman, un voyant, un donneur comme ils disent. Et tout au long de ce roman, nous le verrons passer du stade d’un enfant, manipulé par ses parents adoptifs – le conseil – et donc ne prenant aucune décision. Puis il entame son âge adulte avec sa liaison avec Raïma. Et prenant ses propres décisions, faisant ses propres erreurs, il devient peu à peu une espèce de meneur –mi homme, mi prophète – guidant les derniers hommes vers une terre où ils ne risquent plus rien.




Un roman religieux ?

Parfois, je me suis posée la question. Pierre Bordage nous apprivoise, nous actualise le Nouveau Testament aux temps modernes en traitant de l’Apocalypse de Saint Jean. Pourquoi pas me direz vous. Mais il est indéniable que l’histoire des Aquariotes ressemble étrangement à l’Exode, et Solman prend peu à peu les traits de Moïse, aux travers de ses embardées.

Aussi, ce roman tente de nous poser de bonnes questions sur l’avenir. Les Hommes en ont-ils un s’ils continuent à être individualistes comme ils le deviennent de plus en plus ? Quelles seraient nos capacités à survivre si la Terre elle-même nous rejette ? Quelle est la valeur humaine ?

Je ne vous le cacherai pas, et je pense que vous l’avez deviné, je me suis trouvée emballée totalement par la lecture de ce roman. Et je pense que je suivrai Pierre Bordage dans ses autres publications car son style d’écriture est simple, il sait ajuster les temps d’action et de descriptions d’une manière très agréable. Et enfin, d’une hypothèse totalement hasardeuse et je dirai même sans surprise, il est arrivé à me captiver jusqu’à la fin, voire à me surprendre un peu. A lire absolument !


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