lundi 18 juin 2012

Kaleb de Myra Elkundir








Présentation de l’éditeur : C'est si bon d'être mauvais... SAISON 1. À 19 ans, Kaleb se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu'on ne peut s'empêcher de l'aimer. À la folie. À la mort. Sachez que ce qu'il vous fera, il n'en sera pas désolé. Ce don qu'il tient d'une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu'au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule... Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?






Aimez-vous être méchant ?

Une question récurrente n’est-ce pas ?  Elle sera le centre de ce livre, avec des questionnements sur ce qui pousse une personne à choisir le Mal, comment elle le choisit, si elle peut changer de voie, quelle est ce genre de personne. Ici, nous avons Kaleb, post adolescent qui se découvre un pouvoir d’empathe. Au départ, il fait un choix plutôt mauvais et s’en rend compte. Et il se pose aussi des questions sur lui-même. Comment contrôler ce pouvoir, quels sont les stades, d’où cela lui vient-il, quel est le but de cette force, qui sont ces voix et ces émotions qui lui parviennent ? Pour illustrer sa descente aux enfers, nous avons l’exemple de sa petite copine du moment qui va subir, la pauvre, à peu près le plus gros test de la vie de Kaleb.

Ce qui est très intéressant dans ce roman, c’est le questionnement du libre arbitre. Naît-on mauvais, ou le devient-on ? Et dans quelle mesure avons-nous le choix ? Pour ce qui est de Kaleb, la somme de circonstances et de manipulations font que l’on comprend ce qu’il devient (même si on ne le cautionne pas attention). Nous devenons à travers ces lignes un empathe à part entière car nous partageons toutes ses émotions, toutes ses trahisons et nous souffrons à chaque fois qu’il est manipulé. C’est ici le vrai tour de force de Myra Elkundir et surtout pour un premier roman ! Franchement, je tire mon chapeau bas.




Le premier volet d’une trilogie prometteuse !

Vous avez de tout dedans : de l’horreur avec des scènes de torture particulièrement bien décrite. En effet, ceux qui veulent manipuler Kaleb et qui veulent le capturer ne sont pas de gentilles personnes, même si elles pensent agir pour le bien. Ce sont de vraies personnes cruelles que l’on ne veut pas voir graviter autour de nous. Ces scènes vous prendront aux tripes, vous donneront envie de vomir et pire encore, vous donneront envie de lire ! Oui, le sous-titre est révélateur : c’est bon d’être mauvais car l’on s’en repait constamment dans ce tome !   

De la solitude. Elle est extrêmement présente, étouffante et angoissante. Car nous avons cet anti héros seul. Et qui souffre énormément de ne pas trouver cette vague d’amour qui pourrait l’apaiser. Par ce biais, Mura Elkundir traite admirablement de la solitude que nous rencontrons tous un jour, nous permettant de nous identifier totalement avec Kaleb mais aussi quelques-unes de ses victimes ou de ses proches. Ce monde est un monde où chacun pense à soi, chacun est seul, chacun souffre à sa manière. Mais comment combattre ceci en accomplissant le Bien ? (peut être une réponse dans les tomes suivants ?)
De l’action. Au que oui ! Vous n’arrêtez pas une seule seconde, et si vous pensez lire tranquillement ce livre en une semaine, vous avez tout faux. Je l’ai dévoré en une soirée et une nuit, ne pouvant m’arrêter, complètement droguée à cette intrigue fantastique. L’auteure ne vous laissera pas une seule page de répit.

Pour conclure sur Kaleb : Certes, ce n’est pas le héros parfait. Il y a des choses qui vont trop vite. Comme lorsqu’il découvre qu’il est empathe, que ses pouvoirs progressent tout cela. Mais ces défauts sont très mineurs. J’avoue moi-même ne pas trouver de biais, d’alternative pour l’auteure de nous informer et de faire avancer le roman dans cette vitesse autrement. Et rappelons-nous que c’est un premier tome ! Imaginez ce que l’action va donner dans les deux prochains ! Ainsi, un bilan plus que positif, ne serait-ce que pour m’avoir fait passer une nuit blanche fascinante et pourtant, vu le nombre de tisanes calmantes que je m’étais ingurgitée, voulant faire la raisonnable, ce n’était pas gagné du tout !

3 commentaires:

  1. Une chronique véritablement intéressante ! Tu soulèves des choses que je n'ai même pas pensé à soulever.
    Je cherche si tu as une page facebook pour te suivre, je ne trouve pas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu soulèves un point intéressant, Mélo. C'est que je n'ai jamais pris le temps de la créer non plus.
      Mais c'est chose faite. https://www.facebook.com/LaBiblioDeKoko

      Supprimer
  2. J'ai beaucoup aimé et je me demande vraiment ce que la suite nous réserve ^^

    RépondreSupprimer