lundi 11 juin 2012

Héritage de Christopher Paolini



Tome 1 : Eragon





Présentation de l’éditeur : Voilà presque seize ans qu’Eragon est né dans un mystérieux pays : l’Alagaesia. Sa vie, jusque-là sans histoire, bascule le jour où il découvre une étrange et magnifique pierre bleue qu’il décide de garder… Mais la pierre se révèle être un œuf de dragon prêt à éclore !  Un dragonneau va naître, une femelle, qu’il nomme Saphira et qu’il élève en cachette, devenant ainsi un dragonnier, membre d’une caste d’élite que le terrible roi Galbatorix veut éradiquer. Eragon se trouve bientôt projeté dans un univers plein de dangers et de magie, où va se jouer son destin. Armé seulement d’une ancienne épée et des conseils d’un vieux conteur, accompagné de Saphira, il va devoir affronter les noirs périls d’un empire gouverné par un roi dont la malignité n’a pas de bornes, et combattre le monstre le plus épouvantable de tous les temps : l’Ombre… Eragon arrivera-t-il à accomplir son destin de Dragonnier… sans se trahir ? Le sort de l’Empire pourrait bien reposer entre ses mains…


Eragon ou le roman d’apprentissage pur
  

Bonjour tout le monde ! Et oui, le tome 4 étant arrivé dans ma gentille boite aux lettres, folie m’a été prise de reprendre la saga avant de le relire (oui je sais, je suis complètement maso pourquoi ne pas tout dévorer de suite). Comme cela, vous aurez toutes mes impressions sur cette saga que j’aime beaucoup. Alors oui, Eragon, tout le monde connaît grâce à l’adaptation ciné que je n’ai pas forcément apprécié. Pour ceux qui aiment lire, je vous rassure, le livre c’est carrément mieux !

Nous avons un jeune homme dont apparemment rien ne prédispose et qui rencontre un œuf. De cet œuf sort un dragon. Et de cette petite vie ordinaire va sortir un destin. Trop facile me direz-vous ? Mouai, peut-être mais il faut surtout que vous lisiez la totalité des livres pour savoir qu’en fait… Mais je ne vous en dirai pas plus pour l’instant. Nous avons donc un jeune homme qui va se découvrir des pouvoirs particuliers. Et il va pour apprendre se faire suivre par Brom, un conteur du village pas si hurluberlu que ça au final. Grâce à Brom, nous allons découvrir l’histoire du pays, la situation politique actuelle et l’on se fait une petite idée de ce que représente un dragonnier à cette époque. Nous ne découvrirons pas les détails de leur tâche mais l’on devine qui ils sont et quel a été leur plus gros défaut : l’orgueil. Coupé de toute influence au départ, Eragon va murir en une bonne grosse années environs avant de rencontrer les forces politiques qui pourrons l’influencer



Un lien très fusionnel et très intéressant

Parallèlement, on voit les relations entre Eragon et Saphira, son dragon. Ces relations sont très complexes car le dragon n’est pas un simple animal domestique ou apprivoisé. Avec cette série, vous découvrirez des êtres à part, pleins de sagesse. Et leur relation va aussi mûrir de jour en jour. Saphira va découvrir tout d’abord le monde à travers les yeux d’Eragon. Elle va développer son langage, ses sentiments. Après, ils partent en aventure tous les deux. Elle grandit en taille et en sagesse.

De leur relation, on peut dire qu’elle passe d’une relation parent enfant, à amicale, voire amoureuse et fusionnelle. Cela est dû principalement au fait qu’ils conversent et partagent toutes leurs émotions à travers la pensée. C’est une relation très intime ainsi qui se développe et très promiscuitienne.

Eragon est une très bon roman de fantasy pour ado, voire pour adultes tout simplement car le récit s’adapte à toutes sortes de publics. Christopher Paolini nous démontre avec cette série une très belle preuve de son talent et nous a renouvelé notre bibliothèque moderne.







Tome 2 : L’Aîné






Présentation de l’éditeur : Parvenu chez les Vardens, Eragon a livré bataille aux Urgals et a tué Durza, un Ombre. Maintenant respecté pour ce haut fait, Saphira et lui accompagnent Arya chez les Elfes, afin de parfaire leur éducation avec le Sage en deuil. Pendant ce temps, à Carvahall, Rohan, le cousin d'Eragon est pourchassé par les Ra'zacs. Tout le village combat derrière lui, ce qui achève de lui forger un tempérament de meneur avisé. Chacun de son côté s'apprête à affronter Galbatorix pour rétablir la paix et l'harmonie entre humains, elfes, nains et dragons...







Un apprentissage plus poussé

Nous suivons ici deux apprentissages. Tout d’abord, celui d’Eragon. Son statut de dragonnier a été retenu. Il doit maintenant en apprendre quelques ficelles. Ainsi commence sa quête pour  obtenir les connaissances. On y voit ses premières erreurs, dues à l’inexpérience. Mais aussi dues à son comportement juvénile. De l’autre côté nous voyons aussi l’apprentissage de Roran. En effet, il se retrouve catapulté dans le rôle de chef de guerre du village. Voire chef du village tout court. Et c’est à lui de réaliser le grand voyage de Carvahall. On le voit prendre les premières décisions pour le bien public, avec ses avantages, ses inconvénients et ses risques.




Un passage vers l’âge adulte.

Plus loin que le passage d’humain à image, que ce soit pour tous ces personnages, on voit surtout un passage réel vers l’âge adulte. En effet, Eragon et Saphira se retrouve totalement intéressés à se trouver un compagnon alors que Roran lui entame une quête pour se marier. Ils n’ont plus seulement l’avenir du pays entre leurs mains, ils doivent aussi assumer petit à petit leurs problèmes personnels et assumer leurs actes envers la société. Je ne vous en dirai donc pas plus de peur de vous en dévoiler de trop.

Pour conclure, l’Aîné est un bon deuxième tome qui montre l’évolution de la situation ET des personnages. On sent la résolution de toutes ces énigmes en grande partie dans le tome 3 : Brisingr




Tome 3 : Brisingr






Présentation de l’éditeur : Eragon a une double promesse à tenir : aider Roran à délivrer sa fiancée, Katrina – prisonnière des Ra’zacs –, et venger la mort de son oncle Garrow. Saphira emmène les deux cousins jusqu’à Helgrind, les Portes de la Mort, repaire des monstres. Or, depuis que Murtagh lui a repris Zar’oc, l’épée que Brom lui avait donnée, Eragon n’est plus armé que du bâton du vieux conteur. Tandis qu’il veille au pied de la sinistre citadelle, Eragon s’interroge : viendra-t-il à bout des Ra’zacs ? Il est vrai que, depuis la cérémonie du Sang, à Ellesméra – la cité elfique –, le jeune Dragonnier continue de se transformer, acquérant peu à peu les traits et les fabuleuses capacités d’un elfe. Et Roran mérite plus que jamais son surnom de Puissant Marteau. Quant à Saphira, elle est une combattante redoutable…




Le tome de la maturité

Dans l’Aîné, on pouvait voir Roran, Eragon et Saphira devenir adultes avec les responsabilités dues à leur rang commencer à peser sur leurs épaules. Je trouve que ce tome 3 montre leur total épanouissement, leur totale maturité dans les intrigues mises en place. L’évolution des personnages est donc bien entendue très bien mise en avant. On sent des dilemmes nouveaux, ce qui nous maintient totalement en haleine du début à la fin. Et c’est aussi pour cela que je peux vous dire que j’adore cette série. Elle est extrêmement évolutive. Et lorsque l’on pense se reposer un chouilla sur les personnages, on entame quelques scènes d’action qui vous font retarder inextricablement l’heure du coucher.

Eragon ici incarne clairement le lien entre les trois peuples. C’est un humain. Il a subit des transformations elfiques pour acquérir pleinement ses capacités de dragonnier. Dans ce dernier tome, on voit ses liens adoptifs avec le peuple nain. Et c’est en cela que l’on pressent qu’il sera non seulement LE dragonnier qui peut mener le peuple à une liberté face à Galbatorix, mais ce sera aussi LE dragonnier qui réunira les trois peuples vivant dans le monde. On sent chez lui une véritable curiosité vers les différentes histoires et les différentes coutumes, lui enlevant la possibilité de toute arrogance envers son statut de dragonnier. Attention, il n’est pas parfait, et il le sait ! il est impulsif, impatient parfois et met souvent les pieds dans le plat. Mais il a aussi conscience qu’à travers ses erreurs il gagne en sagesse. Il devient ainsi un héros particulièrement attachant.

Quant à Roran, il doit faire face à une double difficulté. Il veut prendre place dans le combat des Vardens et faire ses preuves en tant que guerrier, il veut prendre des responsabilités face à cette guerre afin que sa femme et son enfant à naître puissent vivre paisiblement et libres. Mais il doit aussi faire face à l’image qu’il génère en étant le cousin d’Eragon. Et je trouve qu’en fin de compte, il ne s’en sort pas trop mal. C’est un véritable héros avec ses faiblesses, agissant par la seule force de sa volonté et de ses convictions. Il est, selon moi, l’incarnation de l’humain qui tente vers l’excellence en dépassant ses faiblesses. Il en devient même parfois un peu énervant à être aussi parfait ce Roran (je plaisante bien sûr)


L’embrasement est proche.

C’est ce que nous promet le titre du livre (Brisingr veut dire Feu) et c’est ce qu’il nous offre. La Guerre est déclarée et les grands  affrontements sont imminents. Les pièces de l’échiquier se mettent en place et les révélations faites ici sont très importantes pour la fin de cette série. Comme je vous le disais un peu plus tôt, ce tome vous maintient dans un état proche du calme avant la tempête. Vous êtes aux aguets tout au long des pages. Et pourtant ! Ce n’est pas un tome de descriptions ! C’est un tome d’action avec des batailles, des victoires, des défaites, des intrigues !

Chaque personnage ici doit faire face à des choix cornéliens et l’on voit à quel point ils doivent faire des sacrifices pour cette guerre, à quel point ils n’en reviendront pas indemnes !  Bref, il faut absolument que je vous quitte car le quatrième tome arrive à grands pas (je ferai ma sacro-sainte pause pour vous éviter un débordement de commentaires, un mélange d’idées et de critiques bien entendu) mais sachez qu’il me tarde de savoir comment l’avenir de ce monde va finir




Tome 4 : Héritage





Présentation de l'éditeur : Il n'y a pas très longtemps, Eragon, le tueur d'Ombres, dragonnier, n'était qu'un pauvre garçon de ferme, et son dragon, Saphira, seulement une pierre bleue dans la forêt. Maintenant, le destin d'un peuple entier repose sur leurs épaules. De longs mois d'entraînements et de batailles ont rapporté des nombreuses victoires et de l'espoir, mais ils ont causé aussi des pertes déchirantes. Et puis, la réelle bataille n'a pas encore eu lieu : ils doivent affonter Galbatorix. Quand ils le ferront, ils devront être assez fort pour le vaincre. Et s'ils ne le peuvent pas, personne ne le pourra. Il n'y aura pas de seconde chance. Le dragonnier et son dragon sont allés plus loin que personne n'aurait pu l’espérer. Mais peuvent-ils renverser le roi maudit et restaurer la justice en Alagaësia ? Et dans ce cas, quel en sera le prix ?







Une fin prévisible ....

Beaucoup m'ont dit être déçu de ce tome, d'autres que c'était le meilleur... C'est ce qui m'a franchement fait retarder la lecture d'Héritage. Et ce fut bien dommage ! En effet, la fin est prévisible car elle ne nous surprend pas. Le méchant est mort dans d'atroces souffrances, les presque méchants deviennent sympa et les dragonniers revivent. Mais en même temps les loulous? Vous vous attendiez à quoi? Il fallait bien que cela se termine comme cela et la seule chose qui est rageante dans cette fin : c'est que c'est une fin !

Il n'y a rien de plus terrible qu'une fin dans un saga car les personnages et la situation n'évoluera plus. Et les personnages dans cette saga sont évolués : Eragon est devenu sage quoique toujours imparfaits. Saphira aussi tout en conservant sa jeunesse. Arya est devenue une elfe totalement adulte et en paix avec elle-même. Roran est chef de famille et dirige toujours son village. Nasuada accomplit sa destinée. Murtagh est en paix avec lui même. C'est une fin accomplie je dirais et c'est en cela que cela me rend triste. Il n'y aura plus cette aventure de dragons. Il faudra trouver d'autres aventures de dragons et il est difficile de faire le deuil d'une telle aventure. C'est toujours pareil avec les belles sagas : on voudrait qu'elles ne se terminent jamais !


Mais quel panache !

En effet, elle s'est arrêtée pile poil au bon moment. Certes, il reste toujours un petit espoir qu'on puisse ajouter d'autres aventures dans cet univers. Mais concernant ce cycle, tout est fini, et bien fini. Christopher Paolini, malgré sa jeunesse, a eu la sagesse de boucler son cycle non seulement avec brio mais aussi à temps. Il est complet, l'univers a été bien construit, bien imaginé, il est complet (oui je me répète). Et la lecture de ce tome ne vous laissera aucune frustration, bien au contraire !

L'auteur a su en effet préserver des moments de calme et des moments d'action intense. Bien entendu, on devine quelques petites choses et quelques petites actions. Mais est ce bien grave ? Non, je ne pense pas. Car je pense qu'on pourrait être déçu de trop de grandes surprises dans un univers pareil. La fin est juste magnifique et mélancolique, me rappelant un tout petit peu le Seigneur des Anneaux, à sa manière.

En bref : j'ai adoré cette saga et je suis très triste qu'elle se termine. Mais en même temps, elle a tellement rempli mon imaginaire ces dernières années que je me dis que cela n'est pas grave du tout. Eragon et Saphira rempliront encore mes rêves je pense pendant quelques années. Ils sont comme des amis qui partent vivre plus loin. On ne les voit plus, mais ils sont toujours là dans nos esprits :)


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Jeunesse et Young Adult organisé par Mutinelle

Mais aussi dans le cadre du challenge PAL Cold Winter 2012 organisé par Antonine



8 commentaires:

  1. Je pense globalement la même chose que toi de cette saga. Je n'ai pas eu le même courage par contre, je n'ai pas relu les trois livres avant d'attaquer le quatrième. Mais je compte bien les reprendre un jour, histoire de les chroniquer correctement ^^ Ce sont des personnages très attachants, et je dois dire que je n'ai pas été déçue de la fin. Elle est originale je trouve. Une fin très ouverte. Je n'ai par contre jamais su apprécier Arya, au contraire de Roran ou Eragon. Mais j'ai aimé la manière dont sa relation avec notre héros était traitée. D'où la fin que j'ai trouvé particulièrement chouette ;) très bonne chronique en tout cas ^^

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  2. Je ne sais pas si tu as lu ou vu Tolkien (parce qu'au final, il y a le même ressenti).
    Mais Arya fait très elfe en fin de compte. Je trouve plutôt ses tentatives d'être plus humaine assez mignonnes en fait.

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  3. J'ai vu les trois films, et l'un la bonne moitié de l'intégrale du Seigneur des anneaux il y a fort longtemps. Effectivement, elle fait bien elfe. Mais j'ai du mal avec le côté : " je suis le héros, et forcément, je tombe amoureux de la princesse elfe ". C'est vu et revu, dans beaucoup de livres fantasy. Du coup, je trouve le côté romance moins intéressant, et le personnage en lui même devient un mixte entre Arwen et Legolas. Je trouve ça dommage ^^

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    1. Pleure pas Jessy.
      Toi aussi un jour un prince Elfe te rapportera des bouts de feuilles en te disant que tu es trop jeune pour lui mais que quand même avec ton chapeau pointu, ça fait elfe quand même :D

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  4. Il me reste les deux derniers tomes à lire et tu me donnes envie de m'y mettre rapidement !

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    1. Merci beaucoup de ce compliment.
      Cela me touche beaucoup.

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  5. J'ai été très triste de la fin de cette saga, que ca soit fini... Mais maintenant qu'ils sont tous sortis, je peux tous les relire à la suite ;) !

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    1. Oui. Surtout que le temps était très long entre le tome 3 et le tome 4 :'(

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