mercredi 9 mai 2012

The Walking Dead de Robert Kirkman



Cela fait plus d'un an que ces tomes trainent dans ma bibliothèque, à prendre la poussière, pour mon plus grand malheur. Et donc, vous savez ce que c'est, passant avec mon plumeau de toutes les couleurs, j'en reviens à en ouvrir un... Puis l'autre... Puis à vous écrire des trucs...

Que dire de The Walking Dead. C'est ce qui a permis aux zombies de devenir beaucoup plus sexy qu'avant, et de nous peindre un portrait bien noir de notre société, sous couvert de fin du monde. Au delà de l'effet de mode qu'a produit ce comics (puis la série), The Walking Dead reste une aventure humaine, disséquant au scalpel la moindre émotions humaine, la moindre réaction sociale en période de stress intense. Un bilan un peu acide des Hommes, qu'il fait bon de regarder en face de temps en temps






Tome 1 : Passé décomposé







 Présentation de l’éditeur :  Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus. Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître. Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.








Imaginez-vous sortir du coma et découvrir qu’un monde entier s’est écroulé et que vous deviez vous battre à chaque instant pour survivre parce que la plupart des habitants se sont transformés en zombie… Inquiétant non ? Dans la même veine que 28 jours plus tard, un film culte pour moi, The Walking Dead revisitera le Far West d’une manière plus qu’originale.

Dans ce premier tome, vous aurez un aperçu de la situation : plus de gouvernement, plus de secours, plus de règle, plus de civilisation… Une peur que nous partageons tous, somme toute. Que deviendrions-nous, forcés de retourner dans un état semi sauvage ?

Nous découvrons un groupe de survivants qui nous racontent brièvement leur vie simple d’avant, avec leur train train quotidien. Puis la catastrophe. Des habitudes se perdent, d’autres perdurent. L’obligation de vivre en communauté restreinte laisse peu de place aux secrets. Les passions sont exacerbées. Et la question reste là : Peut-on être secouru ? Va-t-on survivre ? Est-on seul au monde ?






Tome 2 : Cette vie derrière nous





Présentation de l’éditeur : Un fléau a transformé les morts en zombies errants à la recherche des derniers humains pour s'en repaître. Un groupe de rescapés, menés par Rick - ancien policier de son état - tente de s'en sortir dans ce monde devenu fou où une seule règle prévaut dorénavant : survivre à tout prix. Fuyant les zones urbaines infestées, les rescapés trouvent refuge dans une ferme aux ressources providentielles, mais qui recèle également de nouveaux dangers. Œuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. En effet, au-delà des scènes où apparaît la menace des morts-vivants, les auteurs nous entraînent dans un récit où la survie est l'affaire de tous les instants, et où la moindre erreur peut s'avérer fatale...




Un tome important car l’on voit de suite l’évolution des personnages. On voit ceux qui ont peur et qui ne veulent pas bouger alors que les attaques du camp sont de plus en plus violentes. Ceux qui sont jaloux et remplis de haine, qui se retournent contre les autres. Ceux qui perdent espoir parce qu’ils ont perdu des proches. Ceux qui ne baissent pas les bras et qui deviennent des leaders. 

On voit toute cette petite communauté se souder et évoluer au milieu de ce monde hostile. Rick fait le deuil de sa vie passée et de ses réactions passées pour se forger le personnage du flic qui va sauver ce petit groupe d’une mort certaine. Ce tome est un peu la naissance d’un chef qui ne voulait pas en être un si vous voulez. Et sa première prise de décision sera de déménager, l’autre sera de protéger.




Tome 3 : Sains et saufs ?






Présentation de l’éditeur : Rick et son groupe de survivants quittent les abords d’Atlanta en quête de l’abri qui les protègera des attaques incessantes de morts-vivants. La chance leur sourit lorsqu’ils trouvent sur leur chemin un immense pénitencier laissé à l’abandon. Du moins, le pensent-ils… Car, une fois les alentours nettoyés, ils font la rencontre des résidents de la prison










Le groupe cherche un nouveau foyer, un endroit où se reconstruire. Mais une fois le lieu trouvé, il y a déjà des personnes. Le groupe sera-t-il accepté ? Le groupe arrivera-t-il à se  donner des règles de vie ? Deviendra-t-il une société ?

C’est à tout cela que tente de répondre le tome 3. Il demeure très sombre, comme l’avenir, car ces gens ne sont pas saufs tant qu’ils seront anarchiques. Rick devenant le leader, il doit asseoir son autorité, prendre ses responsabilités, se faire respecter par l’ensemble du groupe. Mais avant cela, ils devront subir des pertes lourdes. Des meurtres par des zombies. Mais aussi par des humains. La suspicion reste. Et l’on se pose toujours cette question : pourquoi restons-nous en vie ?




Tome 4 : Amour et mort





Présentation de l'éditeur :Rick et son groupe de survivants ont trouvé refuge dans un ancien pénitencier. Après avoir investi et nettoyé les lieux, ils font la connaissance d'anciens détenus et découvrent alors que l'ennemi n'est pas forcément celui que l'on croit. Après avoir neutralisé la menace immédiate d'un dangereux serial-killer au sein même de la petite communauté, Rick, en leader naturel, tente d'établir les nouvelles lois d'une société à visage humain.














Le groupe de Rick  va être encore obligé de s'adapter pour survivre, sans jamais s'accorder un seul répit. En effet, ils ont élu domicile dans une prison qui a dejà des occupants, des anciens détenus. Deux groupes devront ainsi cohabiter et on se rend compte que c'est tout sauf simple de conserver un semblant de société lorsque deux groupes d'individus sont en jeu. En effet, les règles d'un groupe ne sont pas forcément les mêmes que l'autre. Ainsi, ils devront s'accorder s'ils veulent vivre ensemble. Etablir de nouvelles lois.

Quant à Rick, il devient de plus en plus difficile pour lui d'assumer le rôle de chef. On sent qu'il est tiraillé entre son devoir qui est de faire respecter l'ordre et de maintenir le groupe en vie et son envie qui est d'être un bon père et un bon mari. C'est toute la complexité de ce personnage et c'est ce qui en fait aussi la beauté. Car il est l'essence même du bon chef, même s'il ne prend pas toujours les bonnes décisions car il ne veut pas en être un.



Tome 5 : Monstrueux





Présentation de l'éditeurCela fait bientôt un an que Rick et les siens vivent derrière les grilles d'un pénitencier abandonné, à l'abri de hordes de zombies. Un matin, un hélicoptère survole les environs et se crashe à quelques kilomètres. Rick, Michonne et Glenn s'arment et partent secourir ses occupants. Sur place, ils découvrent de nombreuses traces de pas qui leur indique la présence d'une autre communauté humaine à proximité.















Le groupe de Rick pensait avoir découvrir des choses horribles avec un Serial Killer. Mais qu'en est il lorsque un fou furieux tombe à la tête d'un groupe d'individus ? Cela aboutit à des actions innommables et Rick et ses compagnons devront en faire les frais. Pour se maintenir à flots, ils devront montrer leur côté bestial, leur côté cruel, leur côté monstrueux pour survivre. Nous ne sommes plus du tout dans l'état de loi comme tentait de préserver le groupe mais dans la Loi du Talion. Il leur faudra éliminer ceux qui se mettent sur leur chemin pour survivre.


Ce qui arrive à ce groupe est en effet monstrueux et on ne peut que se demander ce qu'il va advenir d'eux. On comprend toutefois toutes les extrémités à lesquelles ils sont obligés de recourir et limite on leur conseille d'en arriver là. Même si cela ruine leur innocence, leur bonté. Nous n'avons envie que d'une chose, qu'ils deviennent à leur tour monstrueux pour survivre. Car ils représentent l'espoir d'un certain mode de vie.



Tome 6 : Vengeance





Présentation de l'éditeur : Rick, Michonne et Glenn sont désormais captifs du Gouverneur, leader charismatique de la petite communauté de Woodbury. Et chaque heure qui passe les éloigne un peu plus de la certitude de revoir leurs proches, restés à l'abri, derrière les grilles du pénitencier. Mutilés et terrorisés, les prisonniers découvrent la personnalité déséquilibrée de leur tortionnaire, adepte de jeux du cirque d'un genre nouveau...














Lorsqu'on accule un groupe, surtout comme celui de Rick, on en subit les conséquences. Et pourtant, le Gouverneur n'est pas du tout avare d'horreurs, c'est même le maître incontesté de ce genre de choses. Il fait froid dans le dos et on souhaite qu'une seule chose, c'est que Rick et son groupe l'élimine et qu'il meurt dans d'atroces souffrances. Mais pour y arriver, il faudra passer par dessus toute une ville qui s'est habituer à exercer des tortures inimaginables. Des choses réellement affreuses.

On voit ici toute la bestialité des êtres humains et on se prend à envier les Hordeux qui eux ont certes envie de vous manger tout crus mais au moins ils ne sont pas cruels. Les pires ici, sont incontestablement les êtres humains. A noter que j'ai une sympathie grandissante à chaque fois pour Michonne qui est un personnage que j'apprécie de plus en plus. A voir comment elle pourra évoluer dans cette série.

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