mercredi 2 mai 2012

Utopia, Penser nuit gravement à la santé de Sullivan Lord




Parfois, on demande des choses un peu fofolles pour Noël. L’une d’elle a été : je veux Utopia sur mon Kindle. Et vous savez quoi ? Je l’ai eu







Présentation de l’auteur : Bienvenue à Utopia, fleuron technologique moderne, verte patrie de l’espoir. Ici le chômage n’existe pas. Ici la criminalité s’apparente davantage à un concept abstrait qu’à une réalité. Tous les Citoyens naissent libres et égaux en droit. Tous ont la possibilité de vivre harmonieusement auprès de leurs semblables en vénérant les stars du tout puissant Médiastère, le ministère des Médias. Pourtant, le matricule 451 semble manifester des troubles d’intégration et rechercher désespérément la vérité sur ses origines. Il ne suffira que d'un incident bénin pour bouleverser sa vie. En effet, ce simple technicien de maintenance va rencontrer Eléa, une rebelle qui, hormis le fait de posséder un prénom, occupe ses journées à affronter les forces de sécurité. Pris en otage entre son amour pour cette jeune femme et son vœu de ne pas entraver la bonne marche du système, 451 se retrouve contraint d'assassiner l'un des Hauts Dignitaires de la ville...









Achetez Français, c’est Koko qui vous l’dit
 

Bah quoi ? Il parait que c’est le nouveau slogan de l’année. Moi j’applique ;) Plus sérieusement, je connaissais Sullivan Lord pour son écriture… Vampirique. Mais je dois avouer qu’en Science-Fiction il n’est pas mal non plus. En clair, pour vous situer, si vous avez aimé les Bienvenue à Gattaca, les Matrix et autres, vous visualiserez très bien en lisant Utopia. L’écriture y est limpide, avec le phrasé habituel de Sullivan Lord, c’est-à-dire un style recherché mais gardant un côté très accessible. Le mot de l’auteur n’est pas menteur du tout, vous le lirez d’une traite, vous aimerez (ou pas) et vous vous poserez de bonnes questions. Un divertissement sans pomperies, sans fioriture. Lorsque vous aurez terminé, posez-vous un peu  et regardez notre bonne vieille société actuelle. Vous souriez ? C’est bien. C’est que vous êtes éclairés 






La particularité de Sullivan Lord, le visuel.


Et c’est ce qu’il fait son charme. Il y a des auteurs qui décrivent en long, en large, en travers, pendant une petite centaine de pages pour enfin commencer l’action. D’autres qui actionnent de suite, nous perdant dès les premières pages et faisant râler votre Koko favorite qui se retrouve à faire des schémas pour comprendre qui est qui, de quelle espèce, dans quels lieux  on se trouve tout ça tout ça. Non pas que je n’aime pas les deux styles précités, j’aime bien aussi voire j’adore. 

Mais de temps en temps, prendre un livre et avoir l’impression que l’on est branché direct en port HDMI dans l’imaginaire, partant tranquillou pour l’aventure. C’est génial aussi. Et il faut l’avouer, le fait que Sullivan Lord maîtrise ce style-là permet d’apprécier aussi le style court et acide (même si beaucoup diront satirique) du roman. Utopia est à l’image des moyens de transports du livre : un tapis roulant sur lequel on se laisse porter jusqu’à destination.




Utopia, un mémoire déformant de la réalité ?



Ou pas.
Regardez en vous, cher individualistes et dites-moi que vous n’êtes pas du tout influencés par la société de consommation, que vous croyez en l’ascension sociale uniquement par le mérite, que vous pensez que votre personnalité est propre, originale et pas du tout influencée. Dites-moi que vous savez exactement ce que vous mangez, que vous n’effectuez pas un train train quotidien… Je pourrai vous en sortir des tas de ces affirmations, sortant d’Utopia. Et il y a bien une chose que vous serez obligés de reconnaître, Utopia n’existe peut-être pas maintenant. Mais elle pourrait ou pourra exister. Maintenant, la vraie question est : pourrez-vous admettre que cette idée puisse être avec toutes ces conséquences, ou pas ?



2 commentaires:

  1. Super intéressant, je le note direct dans ma wishlist.
    C'est encore le nombre 451 qui revient, un clin d'oeil à Bradbury peut-être?
    Jolie chronique. A bientôt.

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  2. Je pense en effet qu'il y 'a quelques clins d’œils. J'ai bien aimé ce roman et l'écriture de Sullivan Lord qui est bien particulière. Dis moi quand tu l'auras lu s'il t'a plus

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