mardi 1 mai 2012

Sanctuaire de James Herbert








Résumé de l’éditeur : Il fallait quelqu'un de totalement innocent pour entrouvrir les portes de l'enfer. Alice, une petite fille sourde et muette, retrouve soudain la parole après être restée fascinée devant un chêne centenaire. Elle dit avoir été visitée par l'Immaculée Conception et se met à opérer des miracles. Très vite le chêne devient un lieu de pèlerinage pour des milliers d'incurables et Alice acquiert une réputation de sainteté. Néanmoins le mystère reste entier. Jusqu'au jour où le prêtre du village est menacé dans sa propre église par une force inconnue. Le doute germe alors dans les esprits. D'où provient réellement le pouvoir d'Alice?










Herbert : Ma croix.



Oui, je sais, je lis encore un livre fantastique et sur la Foi. Mais ces mécanismes-là sont géniaux quand ils sont bien actionnés. Et pourtant… Comment vous dire ? J’ai du mal à lire Herbert. Pas que je n’aime pas l’écriture, juste que je lis plus lentement. Chaque livre de lui est une véritable épopée que je prends à bras le corps. Et en même temps… Un livre qui vous résiste est bien plus amusant.

Et cela fait une dizaine d’années que cela dure (et oui).




La peur sur la Foi


Ainsi donc, penchons-nous sur ces fameux mécanismes. Nous avons une jeune fille innocente qui semble habitée (par quoi ?). Un prêtre sincère mais qui doute. Un autre qui est spécialisé en exorcismes et autres bizarreries. Un journaliste cynique et qui doute. Le ton est donné est je me vois déjà râler en me disant que c’est tellement cliché que cela en fait peur. Pour un livre de terreur…

Mais surtout, ne vous arrêtez pas sur cette première moitié du livre qui semble trainer en longueur. Un chapitre, une page. Et tout part à volo ! Le doute s’installe en nous. La bienveillance que l’on donne naturellement à l’héroïne s’évanouit. Et l’on attend les résultats de l’enquête. Elle n’est pas si catholique que cela la tite Alice. Et l’on veut savoir comment cela va se finir !



Pour résumer

Vous bataillerez peut être avec le début du roman. Mais vous verrez que le rythme deviendra très vite frénétique. Vous lirez à ne plus avoir envie d’être près d’une Eglise (et j’habite près d’une Eglise mazette). Lorsque vous aurez fermé ces pages, vous aurez une impression de mal être total, de gêne, de doutes et d’incertitudes ; Et c’est peut-être cela la réussite de Sanctuaire

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