mercredi 2 mai 2012

La trilogie des Sept Royaumes de Kristin Cashore




  Tome 1 : Graceling







Présentation de l'éditeur : Dans les Sept Royaumes, on les appelle les Graceling - des êtres rares, dotés de pouvoirs incroyables. Katsa, elle, peut tuer un homme à mains nues, et son oncle, le roi des. Middluns, l'oblige à assassiner pour son compte. La rencontre de la tueuse avec le prince Po, un autre Graceling, va changer le cours de son existence...















Et vi. La couverture était sympa, j’avais fini le Prince et le Pékinois de Barbara Cartland (un grand classique, si vous voulez je vous en parlerai dans une autre propa) et zou je me suis lancée. Et bien. Si vous aimez de la Fantasy sympa à lire, pas trop compliquée, bref, de la Fantasy de vacances qui vous vide la tête et pour les plus imaginatifs, qui vous fait rêver un peu. Testez Graceling.

Franchement, pour un premier roman, c’est pas mal du tout. Vous avez quelques écueils naturellement. Il y a des trucs qu’on se doute pas du tout que ça va arriver (je vous laisse deviner rien qu’avec le résumé). Mise à part ces légers détails, vous avez un auteur qui tente de créer un univers. Nous retrouvons des choses vues chez les autres. Mais aussi de nouvelles ce qui est plutôt sympathique. Un livre que je vous recommande chaudement pour cet été.



Tome 2 : Rouge









Présentation de l'éditeur :Rouge n'est pas belle. Elle est sublime et elle peut contrôler les esprits, des qualités qui attisent la passion comme la haine. Aussi a-t-elle choisi de vivre à l'écart du monde. Mais des seigneurs rebelles ont rassemblé des armées et s'apprêtent à marcher contre le royaume des Dells. Rouge peut le sauver... à condition d'affronter les ombres du passé et des ennemis déterminés à l'anéantir.La beauté est une arme, et Rouge va s'en servir.












Il y a deux axes dans ce livre et un petit plus que j’ai particulièrement aimé.

Primo : Rouge est bien dépendant de Graceling puisque l’on en apprend plus sur l’enfance et l’état d’esprit d’un personnage secondaire certes mais qui a une importance majeure dans l’histoire. Vous aurez deviné : nous sommes dans le même contexte et là je dis bravo. Dans Rouge, nous sommes grossomodo derrière une montagne attenante à l’autre territoire de Graceling. Et pourtant, la technologie, la flore, la faune et les gens sont totalement différents. Vous aviez peur des Graceling ? Vous connaîtrez les Monstres de Rouge. Ainsi, le simple fait d’avoir sur compiler deux univers en un seul vous donne une notion de découverte perpétuelle dans le livre, dans l’histoire.


Segundo : il n’y a pas qu’une vague histoire fantastique en jeu. Nous avons ici une réflexion sur les gênes, sur les aptitudes et sur le patrimoine génétique. Je vous laisse donc la question de fond : nos parents nous laissent des gênes mais avons-nous leur fond angélique ou maléfique en nous aussi ? Sommes-nous responsables des actions de nos ancêtres ? Dans quelle mesure le destin prend il part à notre vie ? Comment utiliser nos aptitudes lorsqu’elle nous donne du pouvoir sur les autres ?

Le petit plus : Kristin Cashore a pris un peu plus d’assurance dans son écriture. Vous aurez encore des portes ouvertes enfoncées. Mais l’écriture est toujours aussi fluide, parfaite pour une lecture de week end.





Les recommandations de Koko

Kristine Cashore est un auteur à suivre. Si vous avez aimé ces deux opus, je vous conseille donc comme moi de patienter et d’attendre si un troisième veut bien pointer le bout de sa page.
Les personnages sont de plus en plus complexes, les univers aussi. Ce qui nous donne envie d’en avoir plus (toujours plus)





Tome 3 : Bitterblue







Présentation de l’éditeur :  Bitterblue avait dix ans quand son père, le roi Leck, a été assassiné, et qu’elle est devenue reine de Monsea. Huit ans plus tard, elle tente toujours de diriger le royaume. Mais le passé et l’influence de Leck, un tyran pervers qui possédait le pouvoir de contrôler les esprits, empoisonne les rues de la cité. Jusqu’au jour où Bitterblue rencontre deux voleurs : l’un détient la clé sur la vérité du règne de Leck ; l’autre, doté d’un pouvoir exceptionnel, détient celle de son cœur






Bitterblue est un final grandiose à la trilogie des Sept Royaumes. Il est la clé de compréhension aux deux premiers, le lien entre eux. Et la trilogie prend vraiment de toute son ampleur et on en apprécie chaque ligne. Si avec Graceling et Rouge, on se bat contre une tyrannie, avec Bitterblue, on se pose la question suivante : une fois le tyran déchu, comment réparer ? Une question toujours actuelle, même dans le monde réel n’est-ce pas ?  Bitterblue a ici le rôle le plus difficile car elle va devoir combattre non pas le méchant de l’histoire. Mais ses conséquences : l’analphabétisation, les infrastructures en ruine, la propagande, la désinformation, les tortures, les lavages de cerveau, les complots….

Tout au long des pages, nous suivons donc une jeune fille dans la gestion de son royaume. Nous voyons l’amour qu’elle lui porte. Et nous voyons toute la famille de substitution qu’elle se crée pour remplacer ce père si cruel et si craint. Elle-même a été victime de ses abus. Et pourtant, à force de rechercher la vérité, elle parviendra à se relever, à soigner ses sujets et à faire avancer son pays.

Comment vous parler encore plus de Bitterblue. Cette histoire est un formidable terrain de réflexion sur les dictatures, les guerres, la manipulation de masse, les génocides, tant de choses ! C’est aussi un livre sur la mémoire, la responsabilité et la vérité.  A mettre dans toutes les mains absolument : c’est un trésor.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire