mercredi 2 mai 2012

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett






Présentation de l'éditeur : Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l'Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.







La couleur des sentiments, un livre de femmes


Non ca pas que ce soit sentimental à souhaits et rien d’autres attention ! Ce sont trois femmes dont nous voyons la rencontre, la vie, le quotidien surtout. Non pas que cette histoire est malheureuse au possible, car malgré un quotidien difficile, on y voit beaucoup de tendresse, de beauté en réponse à une cruauté causée par la séparation des Noirs et des Blancs dans les années 60 encore. Les mentalités ont eu du mal à changer. On peut voir aussi à quel point on se conforte dans des situations même révoltantes.

Tout commence pourtant par un fait « anodin » : des toilettes. On suit les réflexions de Minni, Abaigail mais aussi Skeeter en se disant que tout les éloigne mais qu’elles se ressemblent toutes étrangement.  On y voit aussi des réflexions d’enfants blancs sur les domestiques noirs. Et l’on voit ce regard innocent que ces trois femmes tenteront de retrouver en écrivant un livre.




La couleur des sentiments, une parole donnée ?



La grande force de ce livre est d’avoir cette apparence de livre témoignages. D’avoir ces destins croisés. Cela nous donne un rythme assez soutenu et cela nous permet aussi de nous attacher plus vite à ces personnages, à ces situations. On s’identifie très vites à certaines personnes et on se demande très vite si l’on aurait osé à l’époque donner de la voix, donner un avis.

Car le problème est là. Sommes-nous des moutons ou des libres pensants ? C’est ce qu’amène ce livre. Et il est bon parfois de s’interroger sur ces héros quotidiens,  Mais aussi de se remettre en question. Je vous le recommande grandement !

3 commentaires:

  1. Mon coup de cœur depuis "Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". Un livre touchant, bien écrit qui permet de nous rendre compte de la dureté de la ségrégation. Ces bonnes, petites-filles d'esclaves sont encore ancrées dans l'appartenance à une famille blanche comme si elles étaient des biens matériels. Tout à fait d'accord avec l'avis ci-dessus, qu'aurions nous fait à leur place? C'est une question qui m'a titillé et je n'ai toujours pas de réponse. Vraiment un roman magnifique, à lire et à relire!

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  2. Un livre que j'ai adoré pour son contexte et ses personnages. Je te laisse ma chronique so tu veux y jeter un coup d'œil =) :

    http://metamorphoselivresque.blogspot.fr/2012/06/la-couleur-des-sentiments.html

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    1. Très jolie chronique, rien que de la lire, je me suis replongée dans le livre le temps d'un instant.

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