mardi 23 mai 2017

Sorcières associées de Alex Evans








Présentation de l'éditeur : Envoûtement de vampire, sabotage de zombies et invasion de gremlins font partie du quotidien du cabinet Amrithar et Murali, sorcières associées. Dans la cité plusieurs fois millénaire de Jarta, où la magie refait surface à tous les coins de rues, les maisons closes sont tenues par des succubes et les cimetières grouillent de goules, ce n'est pas le travail qui manque ! Mais tous vous le diront: les créatures de l'ombre ne sont pas les plus dangereuses ?









Quand moi et les copines on se dit qu'il y a une promo en ebook

Et hop, nous voilà en train de commander des ebook à  tout va ! Augmentant ainsi notre  PAL à  grands coup de clics. Le premier que nous avons lu ensemble dans cette mini folie fut les papillons géomètres et nous cherchons à  comprendre la fin,, encore.  Ensuite, il y a eu Sorcières associées et là on a réussi ! Nous sommes tombées sur un duo de Sorcières qui roxent du poney à  paillettes et nous les avons suivi pour quelques petites enquêtes bien senties ! 


D'un côté,   nous avons une mère célibataire qui possède un don de sorcellerie caché  parce que bon. Quand on a des dons, le gouvernement du coin à tendance à enrôler les enfants dont on ne connaît pas le sort. Elle est médecin et en dehors de ses activités d'enquêtrices,  elle fait du bénévolat pour les nécessiteux.  D'un autre côté,  nous avons une ancienne espionne ou du moins membre de l'armée qui a décidé de tout plaquer pour faire son boulot  d'enquêtrices. 


Un beau moment de vie

On les prend en cours ces deux nanas  au moment où un vampire demande à  savoir qui l'a invoqué  dans ce monde et un directeur d'usine qui rencontré des problèmes avec ses zombies et qui se demande s'il n'y a pas une malédiction la dessous.  On prend un grand plaisir à  les accompagner dans leur enquête et ainsi découvrir au gré de conversations et de cheminement de pensée leurs passés respectifs. Ainsi, on ne regrette qu'une chose  : ne pas les avoir suivies plus tôt. 


Parce que bon. La seule véritable question que l'on se pose est : mais va-t-il y avoir d'autres enquêtes ? Car sérieusement, cela ne me dérangerait aucunement d'avoir d'autres aventures de ce duo de choc.  Et c'est ainsi que l'auteur a réussi à nous attacher à ces deux nanas du tonnerre ! Cela fut une belle bouffée d'air frais dans mes aventures littéraire 

Fées, Weed et guillotines de Karim Berrouka




Présentation de l'éditeur : La dernière fois que Jaspucine a mis un pied dans le monde des hommes, elle en a littéralement perdu la tête : la Révolution française n’a pas été une période très profitable pour les créatures féeriques. Sauf pour Zhellébore, l’enfoirée qui l’a envoyée à l’échafaud. La vengeance étant un plat qui se mange froid, Jaspucine est bien décidée à retrouver la traîtresse. Même si pour cela elle doit s’attacher les services d’un détective. Mais à force de remuer ciel et terre, c’est sur une conspiration bien plus grande que la fée et l’enquêteur vont tomber.






Excellent !

S'il n'y a qu'un seul mot que je doive retirer de ce livre c'est que c'est Excellent. De la fantasy urbaine comme je l'aime et comme cela doit toujours être. Si, je m'en veux, car avec les copines plus les enfants plus le Prince Charmant, je pense que j'ai mais totalement oublié d'aller voir Karim Barrouka lors de Trolls et Légendes. Certes, je pense qu'il me pardonnera parce que depuis, j'ai lu Fées, Weed et Guillotines et que depuis cette lecture, j'ai acheté tous les autres titres du même auteur.

Donc pour ceux qui ne connaissent pas le monsieur qui a écrit ce roman drôlissime et très intriguant, je tiens à vous dire un truc aussi : Vous allez en bouffer. Car si vous me connaissez bien, quand un auteur me fait rire autant et quand je suis d'accord avec lui sur plein de choses (Stéphane Soutoul, si tu lis cet article, je sais que tu souris) (et je sais que tu le lis donc arrête de sourire), je suis cablée en Wi Fi, bluetooth, pigeon voyageur sur tout ce qu'il fait ! C'est y pas limite si je mets pas une caméra chez lui ! Voila ! 


Mais pourquoi c'est  si bien ?

Faire un roman drôle,  c'est  mignon mais il faut toutefois une bonne base solide. Ici, nous avons une mythologie solide et je dirai même plausible. Il y a un royaume des fées et celles ci peuvent accéder au monde des humains par soit une période de transition qui les leur enseigne les us et coutumes de l'époque,  soit de manière un peu rock n Roll comme notre héroïne,  soit de manière clandestine comme notre doudou vilain du roman. L'auteur a choisi de la transposer dans notre monde et l'emmène voir un détective au répondant certain pour retrouver une salope. Celle ci l'a en effet trahi il y a quelques centaines d'années ce qui l'a amenée à  être guillotinée.  Pour cela, elle amène des indices du tonnerre : des portraits de sourire

Je vous laisse imaginer la tête de notre inspecteur qui ne se démonté pas parce qu'il a dans sa manche un personnage qui vend du rêve : Premier de classe ! Et laissez moi vous dire que rien que ce personnage vous donnera des rires à  faisons.  Et ce n'est qu'un personnage secondaire. Bref, Karim Berrouka sait manier de la fantasy, du thriller et du drôle.  Donc, je vous dis cela très humblement, vous prenez votre porte monnaie et vous courrez acheter ce magnifique livre. Perso, je cours lire les autres 

Les enfants de Peakwood de Rod Marty




Présentation de l'éditeur : Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D'où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler… Félicitations, la mort vous offre une seconde chance…







Enfin, j'ai lu avec l'Homme


Alias Benji l'intrépide ! Celui dont toutes les bloggeuses s'arrachent la lecture ! Bref, pour une fois, je suis arrivée à me caser une lecture commune avec Benji et pour  une fois, on n'a pas eu trop d'aléas genre perdre les chapitres ou lire un livre sans chapitres. On s'est fait une lecture commune classique avec ses hauts et ses bas. Déjà,  nous étions très contents car le début ressemblait fort au style d'un de nos auteurs chouchou : Stephen King. Et de mon point de vue personnel, cela m'a aussi rappelée  ma lecture de Wendigo de Graham Masterton.


C'est sous ces références nobles et bien costaudes qu'on n'a pas du tout mis la pression à Rod Marty pour les enfants de Peakwood. Vous aurez noté que nous sommes partis du coup avec pas du tout une liste d'exigences qui aurait fait faire n'importe quel auteur. Mais Rod Martyr tenu le coup !


Coup de coeur or not coup de coeur ?

Je dirai clairement coup de coeur en suspens. Comprenez moi bien.  Les ingrédients sont tous là.  Une petite ville, un accident horrible et effroyable, un événement fantastique qui nous débarque dessus et nous qui devons démêler tout cela. Les personnages sont admirablement bien présentés  cela sans fioriture. On s'identifie à  eux très vite malgré tous les trucs bizarres qu'il se passe. On se prend au jeu du mystère et on se prend aussi au jeu des personnages.

Et donc j'ai été à  un chouilla de décoller sauf que rappelez vous.  En face, il y avait Stephen King, le maître des références de ses autres livres dans tous ses livres. Et je suis rodée car je les ai quasiment tous lus! Pauvre Rod Marty ! Encore un auteur qui va devoir attendre que l'on dévoré son futur roman pour voir si on a vraiment décollé !

dimanche 21 mai 2017

Block 46 de Johana Gustawsson




Présentation de l'éditeur : Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d'une femme aux abords de la plage d'Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d'Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse... Pourrait-il s'agir d'un tandem de sociopathes ?








C'est  quoi le rapport entre un camp de concentration et un serial killer ?


C'est une interrogation pas banale que nous sort l'auteur et je dois même dire que  ce n'est absolument pas  le genre de questions qui nous viennent naturellement. Et pourtant, lorsque Caroline Vertdelivre en a parlé dans sa chronique vidéo,  je me suis dit que je ne pouvais absolument pas passer à  côté.  Il se trouve aussi que je l'ai trouvé disponible en audio et que ma copine Christelle cherchait un livre qui nous rappelait notre folle épopée de séries nordiques. Un meurtre qui se passe en Suède avec en prime une intrigue qui se passe aussi pendant la seconde guerre mondiale. Tu parles qu'on a aimé  !


Mais l'écriture tient elle la route ? Difficile de juger en fait quand on l'écoute  mais de une : l'auteure sait très bien manier son intrigue.. Elle nous embrouille du début à  la fin et nous démontre par les deux histoires parallèles qu'elle sait où  elle va et qu'elle sait qu'elle nous paum royal et sûrement avec grange plaisir. On ne tombe non plus jamais dans le too much et chaque mot est extrêmement bien choisi. Et longtemps, nous nous posons cette question : quel est le rapport entre un camps de concentration et un serial killer ?


Des personnages complexes même si j'avoue qu'on ne comprend pas toujours tout.

Déjà,  l'auteure n'est pas du pilote.  Elle est petite fille de déportée et c'est une journaliste. Vous pouvez donc allègrement deviner que ce qu'elle raconte n'est pas du vent et surtout elle sait manier les mots pour leur donner un sens bien pratique, tangible,  réel.  Il y a clairement certaines scènes que j'ai écouté en préparant le repas et j'ai senti ce petit frisson cher à  mon coeur qui vous dit bien que ce que vous lisez vous donne la chair de poule et que vous n'êtes pas vraiment au bon moment pour écouter tout ça 😀

Ensuite, notre ambiance nordique. Pour une native de Marseille,  on pourrait dire que c'est du sport dis donc ! Mais si on m'avait dit que la nanar vivait en Suède depuis quelques années, je l'aurai crue volontiers. Quant aux duo d'enquêtrices,  j'ai trouvé deux nanar modernes voire sympa qui ne sombrent pas dans de vulgaires clichés.  Et je dois dire que tout ceci fut bizarrement simple à  écouter alors que l'intrigue ne l'était pas et que j'ai bien envie de plusieurs enquêtes menées par ce duo là. En bref, cela n'est pas un roman parfait mais il n'en demeure pas moins passionnant et réellement digne d'intérêt.

La peau des rêves, tome 1 : Nuit tatouée de Charlotte Bousquet




Présentation de l'éditeur : Être libre de son destin. Venger ses parents massacrés par des chimères, alors qu’elle n’était qu’un bébé. Telles sont les ambitions de Cléo, orpheline élevée par le clan du Passage, ennemi juré des créatures hybrides.
Jusqu’au jour où, combattant l’une d’elles, Cléo voit ses certitudes voler en éclats. D’où vient son tatouage au poignet, étrangement semblable à celui de la chimère ? Que signifient ces visions terribles liées à la mort des siens ?
Convaincue que son adversaire connaît la clef de son passé, l’adolescente se lance sur ses traces. En chemin, elle affrontera la haine, la trahison… et son désir pour Axel, un ténébreux ailé.







Enfin je le lis ! 


Cela fait une éternité qu'on me parle de Charlotte Bousquet et de sa saga la peau des rêves qui n'est pas sans rappeler les Mille et une nuits. Et cela fait donc quelques années que je me dis qu'il faudrait quand même que je m'y mette. Un phénomène comme ça ne pouvait pas ne pas passer sous mes yeux. Quand Severine m'a demandée si cela m'intéresserait de mettre la saga dans notre PAL commune, je savais que le premier tome allait vite passer à  la casserole.

Et en effet, je  comprends rien qu' à l'écriture pourquoi Charlotte Bousquet à provoqué un tel engouement. Sous un format plutôt court qui convient aux lecteurs novices ou aux jeunes lecteurs,  elle nous sort d'une trame qui nous est tous familière  - les Mille et une Nuit - un magnifique sujet de fond : une gitane kidnappée par erreur qui ne doit sa survie qu'à une usurpation d'identité.  Pour amadouer son monde, elle a à disposition des tatouages un peu magiques qui contiennent des histoires sauf que, lorsqu'elle en commence une, elle ne peut s'arrêter avant de l'avoir terminé à  cette personne.



Qu'est ce qu'on a ?

On a Cléo qui est une jeune adolescente qui se fait poursuivre par un foutu matcho que tous les lecteurs de cette saga doit détester.  Cléo,  on l'a retrouvée bébé et on lui a dit que les Chimères ont tué ses parents. Les chimères,  ce sont les croisement humains et animaux, manifestement. Et il y aurait une guerre entre les humains et les chimères.  Nous sommes dans un univers futuriste. Il y a dû avoir une apocalypse, une explosion nucléaire,  on ne sait pas. Mais en gros, il y a encore des vestiges de la civilisation parisienne mais les hommes ne vivent pas vraiment en ville car certains quartiers sont cernés par des chimères. 

Comme de bien entendu, il y a des mensonges et des trahisons. L'héroïne fait des révélations sur son peuple, sa famille, sur elle même.  Elle est plutôt sensée,  n'est pas trop naïve  et on sent bien qu'elle n'a pas eu toujours une vie facile.  Inutile de dire que dans un univers apocalyptique,  la condition féminise,  on s'en balance un peu ( à quand le monde matriarcal ? ) .cela nous donne une introduction en fanfares et Charlotte Bousquet réussit le pari de nous intéresser autant au conte qu'à  la conteuse 

La trilogie de la flèche, tome 2 : l'envol de la flèche de Mercedes Lackey









Présentation de l'éditeur : Talia a peine à croire qu'elle est enfin Héraut. Désormais elle patrouille avec son fidèle Compagnon à travers tout le royaume de Valdemar afin de maintenir la paix et rendre la justice. Mais même si son rêve le plus cher vient de se réaliser, il lui reste a affronter une épreuve bien plus terrible que celles qu'elle a déjà surmontées. Car c'est contre ses démons intérieur qu'elle doit lutter à présent et si elle ne parvient pas à maitriser ses pouvoirs, sa vie et peut-être même l'avenir du royaume sont en péril.









Je vous avais déjà parlé de l'aspect un peu doudou des Hérault de Valdemar ?

Il y a des sagas comme ça qui ne révolutionnent aucunement votre vie, ni la fantasy, qui ne sont pas des oeuvres majeures mais dans lesquelles on se sent bien. On a envie de les partager. Elles peuvent même être lues par quasiment toute la famille. Les ingrédients du succès sont là  : un univers riche, une mythologie solide, des schémas un peu récurrents  (histoire qu'on ne se prenne pas trop la tête non plus) et un système de rebondissements bien huilés. Et en prime, lorsqu'on a une ouverture d'esprit comme Mercedes Lackey,  on peut avoir en cadeau un message d'amour et de tolérance universel. Une véritable vocation de former les jeunes esprits et de leur donner de réponses à des questions pas toujours évidentes à poser à des parents ou à des amis.

Et comme j'étais un peu fatiguée,  voire bougonne et que j'avais envie d'une bonne transition, quoi de mieux qu'un bon épisode des Hérault de Valdemar ? Ça met toujours du baume au coeur, on s'installe dans un cocon bien sympathique et on suit l'histoire qui déroule son fil tranquillement . Parfois même on a un peu de surprises mais en gros, cela ne changerait pas si on se m'avait une série. 


Alors ? Tome de transition ?

Talia a un rôle important dans la royauté puisqu'elle est Hérault de la reine. On la soupçonne d'influencer la princesse à cause de son don d'empathie. Bref, comme toujours, on a une héroïne mal comprise.  Elle part pour sa mission d'un an près du bois enchanté d'un certain Hérault dont on a suivi les aventures dans une précédente trilogie. Ce qui nous fait un petit rappel sur Vanyel et ses aventures et donc nous font fondre littéralement. 

Bref, on voit notre héroïne chuter, se battre, apprendre,  faire confiance et réussir. On voit aussi un peu plus sa relation avec son Compagnon et aussi on comprend un petit peu mieux son pouvoir. On se pose aussi de bonnes questions sur ce qui est bien de faire : influencer les gens ou non, dans quelle mesure c'est pour les aider en dans quelle mesures c'est répréhensible.  Donc non, ce n'est pas un tome mou de transition mais un tome nécessaire qui va entériner les bases pour le grand final du tome 3 

vendredi 19 mai 2017

Séduction maudite de Stéphane Soutoul

Présentation de l'éditeur : Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.
Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…




L'ambiance est un peu tendue à la Police des bouquins. En effet, la Biblio de Koko a encore été prise en flagrant délit de lecture de romance et notamment d'un auteur qui sévit allégrement dans la littérature : Stéphane Soutoul. La salle d'interrogatoire est préparée, les enregistrements vont commencer. Sur une chaise, Koko est assise avec son habituel accoutrement discret, permettant de prendre les auteurs au dépourvu : jean noir, baskets noires, top noir et gilet. Elle a amené la preuve avec elle : Séduction Maudite de Stéphane, offert par l'auteur lui même, en démontre la dédicace qui montre que ces deux là n'en sont pas à leur premier coup d'essai. Les inspecteurs froncent les sourcils et ouvrent le blog, à la recherche d'informations. Peut être se mettra-t-elle à table aujourd'hui ? Les faits et un faisceaux de témoignages, notamment ceux de l'Association des lecteurs de fantastique anonymes qui ont été alarmés par sa confession lors de la lecture de la Proie du Papillon mais aussi par le billet qu'elle a écrit pour Si proche de lui qui a semble-t-il entériné la longue chute dans la romance. En fouillant sa maison, on a retrouvé un obscur exemplaire du Prince et du Pekinois de Barbara Cartland qui à l'époque n'avait alarmé personne puisqu'elle en avait fait une chronique très humoristique. Voici les notes de cet interrogatoire. Attention, certaines scènes peuvent choquer la sensibilité des plus jeunes.



La Biblio de Koko, est ce bien vous ?
Oui, depuis des années. Pour quelle raison avez vous mis ce foutoir dans ma bibliothèque ? J'ai des droits vous savez ! Et pour quelle raison j'ai dû emporter cet exemplaire de Stéphane ?

Elle tend la main vers le livre, afin de l'ouvrir, sûrement pour encore une fois reluquer cette dédicace


Oh là mademoiselle ! Il est interdit de lire les livres ici !
Et quoi ? Vous allez m'arrêter pour délit de lecture abusive dans les locaux de la littérature ?

Elle hausse le sourcil droit, maintenant la main gauche sur le livre

C'est dangereux vous savez, de lire de la romance ! Vous n'en n'êtes pas à votre premier essai.
Et toujours avec le même auteur je sais. Combien de fois il faut vous dire que je ne lis pas de la romance, je lis du Stéphane Soutoul !

Parce qu'il n'y en a pas là dedans de la romance ? (l'inspecteur montre d'un doigt accusateur Séduction Maudite). Et il me semble que l'on vous a pris aussi avec un Barbara Cartland !
Ce n'est absolument pas la même chose voyons !

Ah bon ?
Non bien entendu. Barbara Cartland obéit à des schémas de romances bien à elles qui satisfont bien entendu un type de lectrices qui aiment les pékinois et les bonbons roses. Grand bien leur fasse. Je l'ai acquis pour le chroniquer dans un but à la fois culturel, pour que les gens sachent à quoi ils peuvent avoir affaire, et donc préventif. Il vaut mieux que ce soit quelqu'un comme moi qui le lise et qui le chronique qu'une jeune femme qui n'a pas de bagage littéraire et qui pensent que tous les livres peuvent être comme ceci. Voyons !

Et là c'est différent avec Séduction Maudite bien sûr ! Vous ne niez pas qu'il y'ait une romance !
Ouai, c'est vrai, il y en a une. Comme il y en a une dans le Cycle des robots d'Asimov et vous ne m'avez pas jeté des pierres pour cela !

Mais il y a eu des témoignages !
Bien entendu qu'il y a eu des témoignages ! Les livres de Stéphane intègrent parfois des histoires d'amour qui sont où sulfureuses dans la Proie du Papillon, ou mignonnes et fantastiques comme dans Si Proche de lui et comme l'indique le titre Séduction maudite, il y en a aussi. Mais ce n'est absolument pas le sujet principal du roman, je dirai même que c'est une tactique de l'auteur pour nous induire en erreur dans notre enquête !

Vous soutenez donc que ce livre est un thriller !
Mais bien sûr que je le soutiens. Et à l'image d'un Thillez où vous avez deux personnages amoureux comme Sharko et Annabelle, cela n'est pas du tout le sujet principal du roman. Vous avez ici un homme qui séduit des femmes et chacune d'elle meurt dans des circonstances tragiques ! La police ne s'inquiète pas plus que cela parce que chaque enquête aboutit à une mort naturelle ou accidentelle comme le suicide, l'overdose. Une journaliste qui est la soeur de la dernière victime trouve cela louche et décide d'enquêter en partant en infiltration. Là, elle y découvre une famille complexe, une nouvelle fiancée et elle produit une véritable enquête comme si nous étions dans une Etude en Rouge, voire le Chien des Baskervilles d'Arthur Conan Doyle.

Et donc, on n'est absolument pas dans un Thriller Harlequin comme le dossier où vous avez enquêté en lisant du Heather Graham pour notre compte ?
Absolument pas ! Pour la Proie du Papillon, il s'avérait que c'était une modernisation des liaisons dangereuses en jouant avec les codes de l'érotisme. Ici, vous avez clairement une enquête de Sherlock, comme l'indique les mentions continuelle à la peluche de l'héroïne que l'auteur a eu la gentillesse de vous indiquer dans son livre. Et je dirai même plus, par certains aspects, nous avons quelques références aux Hauts de Hurlevent d'Emilie Brontë. Voire plutôt Northangger Abbey de Jane Austen. Et pourquoi ? Tout simplement parce qu'avec cette grande bâtisse, l'auteur se joue des codes du roman gothique car l'héroïne dite la Fouineuse se retrouve parfois à suggérer du mélodramatique uniquement avec l'ambiance de la grande maison. Et la moralité de cette histoire est bien là. Sous couvert d'une malédiction, il se peut qu'il y ait juste un tueur derrière. Point barre. Et ce saut de puce entre ces auteurs classiques est génial, parce ceux qui aiment les thrillers vont y trouver leurs comptes mais ceux qui connaissent leurs classiques y trouveront des clins d’œil par ci par là.


L'inspecteur ouvre grand la bouche. Il regarde à tour de rôle Koko et le livre et se dit qu'après tout, la couverture ne ressemblait pas non plus à un Barbara Cartland. Entre le commissaire qui a écouté tout l'interrogatoire

Je pense que vous pouvez la faire sortir Inspecteur ! Elle vient de vous démontrer que le livre est excellent !